Dragon Quest Viii Playstation 2

Salut tout le monde ! Accrochez-vous, car je vais peut-être dire une bêtise. Une hérésie, même. Mais il faut que ça sorte. C'est à propos de Dragon Quest VIII sur PlayStation 2. Oui, oui, le jeu culte. Prêts ?

Je l'aime bien. Vraiment. Mais... est-ce que c'est VRAIMENT le chef-d'œuvre absolu que tout le monde prétend ?

Le charme indéniable (et les petits trucs agaçants)

Soyons clairs, l'esthétique cel-shading de Akira Toriyama est géniale. Le héros muet a un certain charme (même si on a parfois envie de le secouer). Et Yangus, parlons-en de Yangus ! C'est le meilleur pote qu'on puisse rêver d'avoir. Un accent cockney à couper au couteau, une loyauté à toute épreuve, et une addiction aux cure-dents. Qui ne l'aime pas ?

Mais... les combats aléatoires. Sérieusement ? Au XXIe siècle ? On court, on court, et BAM ! Un groupe de gluants pas très nets nous saute dessus. Au début, c'est mignon. Au bout de la centième fois, on commence à grimacer.

L'exploration : magnifique, mais parfois...vide ?

Le monde est vaste, coloré, et rempli de secrets. On adore se perdre dans les plaines verdoyantes, découvrir des villages cachés, et admirer le coucher de soleil. Mais... parfois, on a l'impression de marcher, marcher, et marcher encore, pour finalement... rien trouver d'exceptionnel. Un pot de fleur cassé ? Super. Un ennemi qui se cache sous un rocher ? Génial. (Note sarcastique, évidemment.)

Ps2 Dragon Quest Viii Pal - gresali
Ps2 Dragon Quest Viii Pal - gresali

Et la musique ? Les thèmes sont entraînants, certes. Mais ils tournent en boucle, en boucle, et encore en boucle. Au bout d'un moment, on a l'impression d'être dans une boucle temporelle infernale, condamné à écouter la même mélodie pendant l'éternité. On finit par fredonner le thème en dormant, c'est dire !

Les personnages : attachants, mais parfois un peu... fades ?

Outre Yangus, on a Jessica, la magicienne un peu (beaucoup) exubérante. Et Angelo, le chevalier débauché. On les aime bien, nos compagnons de route. Mais leurs personnalités... comment dire... elles ne sont pas toujours très nuancées. C'est le gentil, la coquine, et le rebelle. On a vu ça mille fois, non ?

Dragon Quest VIII - Journey of the Cursed King PSX cover
Dragon Quest VIII - Journey of the Cursed King PSX cover

Attention, je ne dis pas que ce sont de mauvais personnages. Loin de là ! Ils sont attachants, amusants, et ils apportent une touche de fraîcheur à l'aventure. Mais comparés à d'autres RPG, ils manquent peut-être un peu de profondeur.

"Attends, tu critiques Dragon Quest VIII ? Mais c'est un classique indémodable !" - Quelqu'un, quelque part, en train de s'indigner.

Dragon Quest VIII: Journey of the Cursed King cover or packaging
Dragon Quest VIII: Journey of the Cursed King cover or packaging

Oui, je sais. Je suis un monstre. Mais avouez, vous aussi, vous avez ressenti un petit quelque chose de similaire, non ? Un léger ennui lors des combats aléatoires ? Une petite lassitude face à la musique répétitive ? Une légère déception face à la simplicité de certains personnages ?

Peut-être que je suis trop difficile. Peut-être que j'ai joué à trop de RPG ces dernières années. Peut-être que j'ai juste besoin de vacances. Mais voilà, c'est dit. Dragon Quest VIII est un bon jeu, un très bon jeu même. Mais pas le chef-d'œuvre parfait et incontestable que certains veulent bien nous faire croire. Et je suis prêt à affronter les conséquences de mes propos ! (Enfin, pas trop fort, hein ?)