
Alors, ma chère, imagine un peu: Moi, devant Sa Majesté. Oui, oui, la reine elle-même! Tu vois le tableau, non? Les genoux qui tremblent, la sueur froide… L'angoisse totale!
Bon, heureusement, ce n'est pas vraiment la reine. C'est plutôt la reine... de ma boîte mail. Tu vois le genre? Des demandes urgentes à 23h, des deadlines qui se rapprochent à la vitesse de la lumière… Un vrai marathon, quoi!
Et là, ça recommence. Une nouvelle requête. Un truc énorme, compliqué, avec des ramifications partout. Genre, repeindre le château de Versailles en rose bonbon, mais avec des paillettes. Tu vois l'idée. Pourquoi toujours moi, hein? C'est une conspiration, j'en suis sûre!
Alors, dans ma tête, je suis là, à supplier: "Votre Majesté, s'il vous plaît, épargnez-moi cette fois!" Je l'imagine, elle, sur son trône (enfin, son fauteuil de bureau super ergonomique), avec un sourire diabolique. "Jamais!" qu'elle me répondrait, probablement en riant aux éclats. Mais bon, on peut toujours rêver, non?
Franchement, c'est quoi le problème? Est-ce que j'ai une auréole de "personne super serviable qui accepte tout sans broncher" qui me suit partout? Faudrait que je me mette du répulsif à projets complexes, un truc du genre!

La Technique de l'Évitement Professionnel
Du coup, je mets en place ma stratégie. L'évitement professionnel, tu connais? C'est un art. Un mélange subtil d'emails non lus (ou marqués comme lus par erreur, oops!), de réunions importantes (mais en fait, je fais une pause café), et de "je suis super occupé, je vous recontacte au plus vite!" (ce qui peut vouloir dire dans trois jours, trois semaines, ou jamais, soyons honnêtes).
Est-ce que c'est lâche? Peut-être. Est-ce que c'est nécessaire pour ma survie mentale? Absolument! Il faut bien se préserver, ma belle!

Je me dis aussi qu'elle pourrait demander à quelqu'un d'autre, non? Il y a bien d'autres personnes compétentes dans l'équipe (enfin, théoriquement). Mais non, c'est toujours moi qui hérite des missions impossibles. C'est comme si j'étais la seule à savoir faire des nœuds avec du vent, tu vois?
Et puis, il y a cette petite voix qui me dit: "Allez, courage! Tu vas y arriver! Prouve que tu es la meilleure!". Argh! Cette voix, je l'aime et je la déteste en même temps. C'est un peu comme ma relation avec le chocolat noir: c'est bon, mais après, je culpabilise!

Alors, voilà, je me prépare à affronter la tempête. Je me fais un grand café (double dose, s'il vous plaît!), je mets ma playlist motivante (du Beyoncé à fond les ballons!), et je me lance. À l'attaque! (Enfin, après une petite pause pour regarder des vidéos de chats sur internet, bien sûr. Faut pas abuser des bonnes choses!).
On verra bien ce que ça donne. Peut-être que finalement, ce projet sera une opportunité incroyable, un tremplin vers la gloire (et une augmentation de salaire, tant qu'à faire!). Ou peut-être que je vais juste finir par pleurer toutes les larmes de mon corps. L'avenir nous le dira!
En attendant, Your Majesty, si vous m'entendez, la prochaine fois, pensez à quelqu'un d'autre, s'il vous plaît. Mon cerveau vous remerciera. Et mes nerfs aussi!