
Ah, la page de garde du cahier d'exercices de PS... Ça vous dit quelque chose ? C'est un peu comme la première impression quand on rencontre quelqu'un. Sauf que là, c'est un cahier. Et au lieu de juger une personne sur sa poignée de main, on juge un cahier sur... eh bien, sur une page remplie de gribouillis et d'un nom écrit à moitié correctement.
Imaginez un peu : vous êtes en supermarché, et un melon vous fait de l'œil. Sa peau est lisse, il a l'air mûr à point. C'est le même principe! La page de garde, c'est la peau du cahier. Elle doit donner envie de l'ouvrir, même si on sait très bien que derrière, il y a des exercices de reconnaissance de formes et des coloriages qui vont tester votre patience.
Et cette page de garde, elle est généralement divisée en trois catégories :
1. Le Nom : Un défi digne d'Indiana Jones
Écrire son nom correctement en PS, c'est un peu comme réussir à déchiffrer les hiéroglyphes. Il y a des lettres qui partent dans tous les sens, des "a" qui ressemblent plus à des "o" écrasés, et un "e" qui se prend pour un serpent. Soyons honnêtes, si le nom est reconnaissable à 50%, c'est déjà une victoire. On se souvient tous de ce moment où on a fièrement montré notre œuvre à nos parents, en s'attendant à une médaille d'or... Et de la grimace qu'ils ont essayé de cacher.
Le summum du chic ? Quand l'instituteur.trice a fait des pointillés pour aider. Là, on a l'impression d'être un artiste qui suit les instructions d'un maître. On repasse consciencieusement sur les lignes, en essayant de ne pas trop déborder (spoiler alert : on déborde toujours).

2. Les Dessins : Le concours Lépine du crayon de couleur
La page de garde est l'occasion de laisser libre cours à son imagination. Sauf que, soyons réalistes, le résultat ressemble souvent plus à une explosion de couleurs non identifiées qu'à un chef-d'œuvre digne du Louvre. Des bonshommes patates, des maisons carrées avec des cheminées qui fument étrangement... C'est un peu comme si Picasso avait décidé de prendre des cours avec un enfant de quatre ans.
Et puis, il y a toujours cet enfant qui dessine un truc hyper réaliste qui te complexe direct. Genre, il te fait un cheval avec des muscles et tout. Toi, t'es là, avec ton bonhomme patate et tes trois traits qui sont censés représenter un arbre, et tu te dis "Okay, je suis nul."

3. La Matière : Un mystère insondable
"Mathématiques", "Lecture", "Écriture"... Des mots qui sonnent un peu comme des incantations magiques pour un enfant de PS. Souvent, c'est l'instituteur.trice qui écrit le nom de la matière, parce que sinon, on se retrouverait avec des "Matic" ou des "Lertue" qui feraient sourire (ou pleurer) n'importe quel linguiste.
Parfois, on ajoute une petite illustration pour illustrer la matière. Pour les maths, c'est souvent un boulier ou une addition (simplissime, bien sûr). Pour la lecture, un livre ouvert avec un soleil qui brille dessus (parce que lire, c'est toujours joyeux, même quand c'est "Le loup qui voulait changer de couleur").
En conclusion, la page de garde du cahier d'exercices de PS, c'est un peu le bilan de compétences d'un enfant de cinq ans. Ça montre son niveau de maîtrise de l'écriture, son talent artistique (ou son absence de talent), et sa capacité à déchiffrer le nom des matières. Et c'est surtout un souvenir adorable qu'on ressortira dans 20 ans, en rigolant (et en ayant une petite pensée émue pour l'instituteur.trice qui a dû supporter tout ça).