
Ah, la "Page de Garde 2016 2017 Anglali"... rien que d'y penser, j'ai l'impression de replonger dans un vieux grimoire. C'était l'époque où l'on passait plus de temps à customiser la première page de son cahier qu'à vraiment réviser les verbes irréguliers en anglais. Avouez, vous voyez de quoi je parle, hein ?
C'était un peu comme la couverture d'un album de rock. Tu voulais que ce soit cool, que ça représente ton "moi" de l'époque, mais en même temps, il fallait que ça reste scolaire. Le compromis impossible ! On oscillait souvent entre un collage à la limite du dadaïsme (genre, des images de One Direction à côté de Winston Churchill... pourquoi pas ?) et un sobre "English - Mr. Smith" en Comic Sans MS (oui, oui, le crime suprême).
Anglali. Le nom sonne presque comme un dialecte oublié, un langage secret que seuls ceux qui ont survécu aux dictées de Mme Dubois peuvent comprendre. C'était bien plus qu'un simple cours d'anglais, c'était une épreuve initiatique. Une immersion totale dans le monde fascinant (et parfois terrifiant) des phrasal verbs et des false friends.
Imaginez-vous : vous êtes en pleine adolescence, votre cerveau est déjà en ébullition avec des questions existentielles du genre "Pourquoi je n'ai pas le dernier iPhone ?" et "Est-ce que ma crush a remarqué mes nouvelles chaussures ?", et là, BAM ! On vous balance un cours entier consacré à la différence entre "to look at" et "to look after". La torture, je vous dis !
La page de garde, c'était donc un exutoire créatif. Un moyen de dire "Je suis là, je souffre, mais j'ai encore un peu d'espoir". On y retrouvait souvent :

- Des citations inspirantes, généralement piquées sur Tumblr, genre "Keep calm and learn English" (très original).
- Des doodles à n'en plus finir, des petits bonhommes qui se battaient avec des crayons, des cœurs transpercés par des flèches... du grand art, quoi !
- Des listes de mots de vocabulaire, qu'on avait évidemment recopiées à la va-vite juste avant le cours et qu'on avait déjà oubliées 5 minutes après.
- Des photos de nos idoles, de préférence des acteurs américains ou des chanteurs britanniques, pour se donner un genre international.
Le summum du cool, c'était quand tu avais réussi à intégrer un petit drapeau anglais stylisé, soit en le dessinant toi-même (avec plus ou moins de succès), soit en le découpant dans un magazine. C'était la preuve ultime de ton engagement envers la langue de Shakespeare (et de Harry Potter, ne l'oublions pas).
Et puis, il y avait les rivalités secrètes entre les élèves. Chacun essayait de faire mieux que l'autre. On comparait nos pages de garde en douce, on analysait le niveau de créativité, la qualité du coloriage, le choix des polices... C'était une compétition acharnée, mais toujours bon enfant (enfin, la plupart du temps).

Aujourd'hui, quand je tombe sur de vieux cahiers de cette époque, je ne peux m'empêcher de sourire. La page de garde "2016 2017 Anglali" est un témoignage touchant de notre passage à l'adolescence, de nos rêves et de nos galères d'écoliers. C'est un petit morceau de notre histoire, griffonné à la hâte sur une feuille de papier. Et ça, ça n'a pas de prix !
Alors, la prochaine fois que vous entendez parler de "Page de Garde 2016 2017 Anglali", pensez à tous ces souvenirs, à ces petits moments de créativité et de rébellion qui ont marqué votre parcours scolaire. Et n'oubliez pas : même si l'anglais n'est pas toujours facile, ça vaut toujours le coup de s'accrocher ! (Surtout si on peut dessiner des trucs cool sur sa page de garde...)