
Ah, Resident Evil 4. On le connaît tous, ce chef-d'œuvre du jeu vidéo. Mais au-delà des zombies (ou plutôt, les Ganados), des jumpscares et de l'action non-stop, il y a un autre niveau de lecture, plus... disons, surprenant. On parle bien sûr de l'aventure de Leon S. Kennedy en Espagne.
Imaginez la scène : vous êtes Leon, un jeune agent américain, envoyé en mission pour secourir Ashley Graham, la fille du Président. Jusque-là, tout va bien, une mission de routine, quoi. Sauf que, évidemment, rien ne se passe comme prévu. Vous vous retrouvez dans un village paumé, peuplé de villageois un peu trop... enthousiastes à l'idée de vous accueillir à coups de hache.
Bienvenue en Espagne, Señor!
Ce qui est hilarant, c'est le choc culturel. Leon, avec sa coupe de cheveux impeccable et son air blasé, débarque dans un bled où la tradition et la violence font bon ménage. Le contraste est saisissant. Les villageois parlent un espagnol approximatif, balancent des "¡Detrás de ti, imbécil!" à tout va, et semblent adorer se jeter sur vous en hurlant. On sent que Leon se dit intérieurement : "Mais où suis-je tombé ?!"
Le Langage, une Arme Puissante
Et parlons-en, de l'espagnol. Leon, lui, reste stoïque dans son anglais impeccable. On a l'impression qu'il s'attend à ce que tous les villageois comprennent parfaitement ses blagues pince-sans-rire. C'est un peu comme si un touriste américain s'étonnait que le serveur du café parisien ne parle pas couramment l'anglais. On a envie de lui dire : "Eh Leon, un petit effort, apprends quelques mots ! Un '¡Madre mía!' bien placé pourrait peut-être calmer le jeu."

Ashley, la Demoiselle... Moins en Détresse que Prévu?
Bien sûr, il y a Ashley, la fameuse fille du Président. Au début, on a pitié d'elle. Elle est coincée, effrayée, et n'arrête pas de crier "Leon!". Mais petit à petit, on se rend compte qu'elle a quand même un sacré caractère. Elle râle, elle se plaint, mais elle ne lâche jamais complètement. Et puis, il y a ces moments... ces moments où elle manque de se faire enlever et où on se dit : "Ashley, ma fille, cours !".
"Leon! Help me!" - La phrase culte d'Ashley, qu'on adore détester.
Plus Qu'un simple Garde du Corps
La relation entre Leon et Ashley est amusante. Il joue le rôle du garde du corps stoïque, mais on sent qu'il finit par s'attacher à cette jeune femme un peu peste. Il la protège, la sauve des griffes des Ganados, et essaye de ne pas trop craquer face à ses crises d'hystérie. C'est un peu comme s'il était devenu le baby-sitter le plus badass de tous les temps.

Le Charme Inattendu de l'Espagne (Horrifique)
Malgré l'horreur ambiante, Resident Evil 4 a une ambiance particulière. Les paysages espagnols, même déformés par la folie, sont magnifiques. Les châteaux gothiques, les villages pittoresques, les forêts sombres... on a presque envie de prendre des photos, si ce n'était pas constamment interrompu par des hordes de villageois en colère. On découvre un folklore local revisité à la sauce Resident Evil, un mélange détonnant de traditions et de cauchemars.
Au final, Leon S. Kennedy dans Resident Evil 4, c'est plus qu'un héros qui sauve la fille du Président. C'est un peu un touriste malgré lui, perdu dans un pays étrange, qui découvre que même au milieu de l'apocalypse, il y a toujours une petite place pour l'humour et l'inattendu.