
Alors, mes amis, asseyez-vous, prenez un café (un café au lait, si vous voulez faire genre Rimbaud), et laissez-moi vous parler d'un truc bizarre. Un truc qui s'appelle "Le Mal d'Arthur Rimbaud." Non, ce n'est pas une maladie vénérienne contractée lors d'une soirée trop arrosée à Charleville. Bien que… avec Rimbaud, on ne sait jamais!
Qu'est-ce que c'est, ce "Mal" ?
En gros, "Le Mal d'Arthur Rimbaud" c’est une expression qu’on utilise (surtout les intellos, avouons-le) pour décrire une espèce d’obsession romantique pour l'enfance, la pureté, et la soif d'absolu. Imaginez un gamin de 17 ans qui a déjà lu toute la bibliothèque et qui pense qu'il peut réinventer le monde avec des vers. C’est ça, le début du Mal. C’est comme une crise d'adolescence puissance 1000, saupoudrée de poésie et d’absinthe. Et c'est contagieux, croyez-moi.
C'est un peu comme la nostalgie exacerbée pour un temps (l'enfance) où l'on pensait que tout était possible, avant de se rendre compte que la vie, c'est surtout payer ses impôts et essayer de ne pas trop s'engueuler avec son voisin. Rimbaud, lui, n'a jamais accepté cette idée. Il voulait tout, tout de suite. Et il en a eu marre vite. Très vite.
Les Symptômes
Comment savoir si vous souffrez du Mal d'Arthur Rimbaud? Voici quelques signes révélateurs :
- Vous méprisez les bourgeois. Genre, vraiment. Vous les voyez comme des zombies qui se contentent de leur petit confort et qui n'ont aucune ambition spirituelle. (Bon, parfois ils le méritent un peu, non ?)
- Vous écrivez des poèmes en prose incompréhensibles. Plus c'est obscur, mieux c'est. L'objectif n'est pas d'être compris, mais de choquer le bourgeois (voir point précédent).
- Vous avez une fascination pour l'Orient. L'Afrique, l'Asie, tout ce qui est exotique et loin de la France. Vous rêvez de partir à l'aventure, de tout quitter, de devenir marchand d'armes ou trafiquant d'ivoire. (Rimbaud, lui, a fait les deux).
- Vous avez des relations tumultueuses avec vos amis. Notamment si l’un d’eux s’appelle Paul Verlaine. Disons juste que les histoires de Rimbaud et Verlaine ne sont pas exactement le genre d'amitié qu'on raconte dans les magazines pour ados. C'est plutôt "Je t'aime, moi non plus" version dynamite et absinthe.
- Vous détestez l'idée de vous "vendre". Travailler pour un patron? Hors de question! L'artiste doit être libre, indépendant, au-dessus des contingences matérielles. Même si ça veut dire crever de faim. (C'est souvent ce qui arrive, d'ailleurs).
Rimbaud, le "bad boy" de la poésie
Arthur Rimbaud, c'était un peu le James Dean de la poésie française. Un rebelle, un provocateur, un génie précoce qui a brûlé sa vie par les deux bouts. Il a écrit ses poèmes les plus importants entre 16 et 20 ans. Après, il a dit "Basta!" et il est parti faire autre chose. Marchand d'armes, explorateur en Afrique… Des trucs normaux, quoi.

C'est ça qui est fascinant avec Rimbaud. Il a incarné cette soif d'absolu, cette volonté de tout expérimenter, de ne se laisser enfermer dans aucune case. Il a refusé le confort, la routine, la médiocrité. Il a vécu sa vie comme un poème, même si ce poème était parfois violent, chaotique, et pas toujours très joli à regarder.
Pourquoi on en parle encore aujourd'hui?
Parce que le Mal d'Arthur Rimbaud, c'est une maladie qui se transmet de génération en génération. Tous ceux qui se sentent un peu marginaux, un peu différents, qui rêvent d'un monde meilleur (ou au moins d'un monde moins ennuyeux), sont susceptibles d'en être atteints.
On admire Rimbaud parce qu'il a eu le courage de ses convictions, même si ça l'a conduit à l'errance et à la souffrance. On admire son refus de la compromission, son désir d'aller toujours plus loin, de dépasser les limites. Même si, soyons honnêtes, la plupart d'entre nous préfèrent rester bien au chaud dans leur canapé, à regarder Netflix.

La guérison est-elle possible?
Alors, peut-on guérir du Mal d'Arthur Rimbaud? Bonne question. La réponse est probablement non. C'est une maladie chronique, incurable, mais pas forcément mortelle. On peut apprendre à vivre avec, à canaliser cette énergie créatrice, à transformer cette soif d'absolu en quelque chose de positif.
Peut-être que la clé, c'est de trouver un juste milieu. De ne pas renoncer à ses rêves, mais de ne pas non plus se laisser consumer par eux. De garder un peu de l'esprit rebelle de Rimbaud, sans pour autant devenir un marchand d'armes en Éthiopie. (À moins que ce soit vraiment votre truc. Qui suis-je pour juger ?)

En conclusion, Le Mal d'Arthur Rimbaud, c'est un peu comme le blues du poète, mais en plus intense, en plus désespéré, et en plus imbibé d'absinthe. C'est une maladie qui touche ceux qui refusent de se contenter de la réalité, qui cherchent quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus vrai. Et même si cette quête est souvent douloureuse, elle vaut la peine d'être vécue. Alors, levez votre verre (d'absinthe, si vous osez) à la santé d'Arthur Rimbaud, le plus grand malade de l'histoire de la littérature française! Et maintenant, qui se sent l'âme d'écrire un poème en prose illisible ?
Pour aller plus loin... (si vous êtes vraiment maso)
Si vous voulez vraiment plonger dans le Mal d'Arthur Rimbaud jusqu'au cou, voici quelques pistes :
- Relisez Une Saison en Enfer. Préparez-vous, ça pique. C'est le journal intime d'une âme torturée, un cri de révolte contre le monde entier.
- Plongez-vous dans sa correspondance. Les lettres de Rimbaud sont fascinantes. On y découvre un jeune homme intelligent, sensible, mais aussi arrogant et intransigeant.
- Regardez un film sur sa vie. Il y en a plusieurs. Certains sont bons, d'autres moins. Mais tous essaient de capturer la complexité de ce personnage hors du commun.
- Écoutez de la musique inspirée par son œuvre. Patti Smith, Léo Ferré, Noir Désir… Beaucoup d'artistes ont été influencés par Rimbaud.
- Partez en Éthiopie. Bon, ok, peut-être pas ça. Mais si vous avez vraiment la bougeotte, voyagez, explorez, découvrez de nouvelles cultures. C'est peut-être le meilleur moyen de comprendre l'esprit de Rimbaud. Et n'oubliez pas d'envoyer une carte postale !