
Alors, parlons de L'Exorciste au Commencement (2004). Ah oui, celui-là... Disons que c'est un peu comme se retrouver à une soirée où on espérait secrètement croiser Brad Pitt et on finit par discuter avec le cousin un peu collant qui te raconte dans le détail ses problèmes de plomberie. On y va avec des attentes, on se dit "Exorciste ! Diable ! Possession !", et… c'est parfois un peu... plat. Mais on va essayer de comprendre pourquoi, et même de trouver quelques petits plaisirs coupables là-dedans.
Le Retour aux Sources… Ou Pas ?
L’idée de départ était pourtant alléchante. Un préquelle à L'Exorciste, un film culte qui a traumatisé des générations. On voulait savoir comment le Père Merrin, avant d’affronter Regan MacNeil, avait déjà croisé le chemin du Malin. C'est un peu comme essayer de deviner ce que faisait ton prof de maths quand il était ado. On imagine des choses incroyables, et puis on apprend qu'il jouait aux billes dans son garage.
En fait, il y a même eu deux versions de ce film ! Initialement réalisé par Paul Schrader, il était jugé pas assez effrayant par le studio. Imaginez, c'est comme faire un gâteau au chocolat et qu'il soit jugé... pas assez chocolaté ! Du coup, ils ont rappelé Renny Harlin pour refaire le film à sa sauce, en espérant un truc plus… BOOM. C'est un peu comme demander à ta grand-mère et à un chef étoilé de faire une blanquette de veau. Le résultat sera… différent. Disons-le poliment.
Le Syndrome du "Trop Cuit"
Le problème principal, c'est que ce film a un peu trop cuit. Trop de remakes, trop de suites, trop de tentatives de retrouver la magie du premier. C’est comme réchauffer une pizza trop souvent au micro-ondes. Au début, c’est bon. Après, ça devient caoutchouteux, fade, et tu te demandes pourquoi tu t’infliges ça.
On se retrouve avec un Père Merrin (Stellan Skarsgård, un acteur formidable par ailleurs) qui a perdu la foi après avoir été témoin d'atrocités pendant la Seconde Guerre mondiale. Bon, l'idée est intéressante, ça le rend plus humain, plus vulnérable. Mais ensuite, on le voit errer dans un village africain, confronté à des phénomènes étranges. Et là, c'est un peu la foire d'empoigne. On mélange des rituels indigènes, des hyènes possédées (oui, vous avez bien lu), et une église enfouie. C’est comme essayer de faire un cocktail avec tous les alcools qui traînent dans le placard. Le résultat est… imprévisible. Et rarement bon.

Les effets spéciaux, pour l'époque (2004), ne sont pas non plus hyper convaincants. On est loin des effets spéciaux révolutionnaires du premier Exorciste. Les hyènes possédées, par exemple, font plus rire qu'autre chose. C'est un peu comme voir un chihuahua essayer d'imiter un dobermann. L'intention est là, mais le résultat est… mignon, pas terrifiant.
Mais Alors, Pourquoi le Regarder ? (Parce Qu'Il Y A Toujours Une Raison)
Malgré tout, L'Exorciste au Commencement a quelques atouts dans sa manche. Déjà, Stellan Skarsgård est excellent. Il apporte une gravité et une profondeur au personnage de Merrin qui sont indéniables. C'est un peu comme avoir un bon acteur dans une mauvaise pièce de théâtre. Il fait de son mieux avec ce qu'il a.
Ensuite, l'ambiance générale du film, même si elle est parfois maladroite, reste intéressante. On est en Afrique, dans un décor exotique et mystérieux. C'est un peu comme partir en vacances dans un pays lointain. On est dérouté, on découvre des choses nouvelles, même si on se perd parfois.

Et puis, soyons honnêtes, il y a un côté plaisir coupable à regarder ce film. On sait que ce n'est pas un chef-d'œuvre, mais on y retrouve quelques éléments qui nous rappellent l'univers de L'Exorciste. C'est un peu comme manger un burger de fast-food quand on est au régime. On sait que ce n'est pas bon pour nous, mais on se fait plaisir quand même.
La Question de la Foi
Un aspect intéressant du film est l'exploration de la foi. Merrin, qui a perdu sa foi, doit la retrouver pour affronter le Mal. C'est une thématique universelle qui résonne avec beaucoup de gens. On a tous des moments de doute, des moments où on se demande si on croit encore en quelque chose. Le film, même maladroitement, aborde cette question.
![[CRITIQUE] L’Exorciste : Au commencement (2004)](https://lacaverneducine.files.wordpress.com/2023/01/lexorciste-4.jpg?w=1200)
On peut aussi apprécier le film pour ce qu'il n'est pas. Ce n'est pas un film d'horreur gore et sanguinolent. C'est plus un thriller psychologique avec des éléments surnaturels. C'est un peu comme choisir un livre de Stephen King plutôt qu'un slasher movie. On a des frissons, mais on n'est pas traumatisé pour autant.
Conclusion : Un Film Perfectible, Mais Pas Inintéressant
En résumé, L'Exorciste au Commencement est un film perfectible, mais pas inintéressant. Il a des défauts, c'est certain. Il n'atteint pas la qualité du premier Exorciste, loin de là. Mais il a aussi quelques qualités qui méritent d'être soulignées. Stellan Skarsgård est excellent, l'ambiance est intrigante, et le film aborde des thématiques intéressantes. Alors, si vous êtes curieux, si vous avez envie de voir un film d'horreur un peu différent, et si vous êtes prêt à pardonner quelques maladresses, donnez-lui une chance. Vous ne serez peut-être pas terrifié, mais vous passerez peut-être un bon moment. Et puis, au moins, vous aurez quelque chose à raconter à la prochaine soirée cinéma entre amis !
Après tout, même les mauvais films ont leur utilité. Ils nous font apprécier encore plus les bons. C'est un peu comme boire un mauvais café. Ça nous fait apprécier encore plus le bon. Et parfois, c'est juste bon de pouvoir dire : "Oui, je l'ai vu. Et je ne le regrette pas... trop."